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Belgian Disability Forum

FFSB

 

1. Quelle est la mission de votre association ?

La Fédération Francophone des Sourds de Belgique fédère depuis 1977, un réseau d’associations actives dans le domaine de la surdité. Nous sommes le porte-parole de ces associations et de nos membres sourds et malentendants. De par nos actions de sensibilisation auprès des pouvoirs politiques et du public, nous les valorisons et défendons leurs droits à l'information et à l'intégration socio-professionnelle. Nous amenons leurs demandes sur la scène politique nationale et internationale en réseau avec nos partenaires, dont :

  •  UNIA - Le Centre Interfédéral pour l’Egalité des Chances, unia.be
  •  BDF - le Belgian Disability Forum, bdf.belgium.be
  •  EUD -  l'European Union of Deaf, eud.eu
  •  WFD - la World Federation of Deaf, wfdeaf.org

C’est aussi avec le soutien de ces organisations que nous veillons à ce que la Convention de l’ONU relative aux droits des personnes handicapées soit appliquée en Belgique. Etant reconnus par la Fédération Wallonie-Bruxelles en tant qu'association d'éducation permanente nous cherchons au travers de nos actions, à permettre aux personnes sourdes, malentendantes et entendantes, de devenir des citoyennes responsables et actives dans la société. Cette approche constitue le fil conducteur de toute réflexion sur nos projets.

2. Quels sont les problèmes que vous rencontrez dans l'accomplissement de cette tâche ?

Notre problème numéro un consiste à pouvoir recourir à des interprètes professionnels (disponibilité des prestataires et financement de ceux-ci) pour rendre notre équipe français-langue des signes de Belgique francophone totalement opérationnelle. Les besoins en interprétation français-LSFB sont largement supérieurs aux financements existants. Actuellement, une personne sourde n’a droit, à titre privé, qu’à 40 à 50 heures d’interprétation par an. Cela ne couvre absolument pas les besoins professionnels.

Ensuite, nous sommes confrontés à la nécessité de communiquer en deux langues vers le public, tant en langue des signes de Belgique francophone qu’en français et nous éprouvons des difficultés à trouver du personnel formé, soit à la LSFB, soit des personnes sourdes qui ont reçu une bonne éducation sur le plan académique. Les problèmes systémiques que sont l’absence de promotion et de soutien aux cours de langue des signes ou le manque de professionnels de l’enseignement formés à la pédagogie spécifique à l’enfant sourd et à la langue des signes ont des répercussions directes sur les capacités des associations de personnes sourdes à défendre leurs droits.

Bien que nous bénéficions d’une reconnaissance comme organisation d’éducation permanente, notre cadre de reconnaissance reste limité au développement de certains types de projets. Nous ne disposons pas de soutiens suffisants et spécifiques pour le développement et la conduite d’études visant à mettre les freins structurels propres à la surdité en lumière.

3. Quels défis et/ou opportunités prévoyez-vous pour votre association à l'avenir ?

Nous concentrons actuellement notre énergie à l’établissement de liens et d’initiatives visant à lever ces freins systémiques et nous suivons et impulsons des actions, soit portées par notre propre personnel, soit par des associations partenaires ou affiliées. Nous tentons également de faire prendre conscience à toutes les organisations représentatives des personnes handicapées qu’une prise en compte des besoins en interprétation est la condition sine qua non pour la participation politique et sociale des personnes sourdes.